Un des prototypes du fusil Actionless 47

Son HISTOIRE

Ce fusil créé par Maurice THONON-LAMBERT inventeur français. Il se serait inspiré d’un fusil de la marque BRETTON de 1934. Pour d’obscures raisons, c’est son ex-épouse Margueritte LAMBERT, dont il était divorcé depuis 1945, habitant Bruxelles, qui déposera le premier brevet en Juin 1946. L’originalité de son brevet consiste en la possibilité de comporter deux canons non soudés entre eux et donc interchangeables, qui offre ainsi la possibilité au chasseur de pouvoir adapter son fusil à la chasse pratiquée. Laissons la publicité de l’époque nous expliquer cela.

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Origine des productions

Il semblerait qu’il ai été réalisé un ou des prototypes par la firme Parisienne ERAM (Etude, Recherche, Application Mécanique) à la demande Fernand LABOREY investisseur français, entreprise ou travaillait Maurice THONON en juin 1946.

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Monsieur LABOREY avait signé un contrat de convention avec madame LAMBERT en décembre 1946.

Mais rapidement des tensions naquirent et il fut mis fin a cette tentative. On se tourna donc vers un ingénieur bruxellois Nicolas PIRARD et c’est ainsi que naquit la firme ARMO pour ARmes MOdernes le 19 décembre 1947. Nicolas PIRARD apportait les fonds, Margueritte LAMBERT les brevets, et Maurice THONON la direction technique. Il en était le cogérant avec Nicolas PIRARD.

Cette fois encore naquirent des distensions du a l’incompétence de Maurice THONON et on se tournera en 1948 vers la fabrication par un industriel. Après plusieurs plaintes judiciaires, on en viendra le 7 juin 1949 à nommer de nouveaux gérants.

En 1948 la société ARMO s’adressera cette fois à une société qu’elle pense être capable de réaliser son ACTIONLESS.

Elle choisira pour cela la firme PIEPER (Société Anonyme des Anciens Etablissement PIEPER) et un contrat fut signé le 22 décembre 1948 à cet effet.

Il était prévu dans ce contrat la réalisation de 12 prototypes

– 6 pour la société ARMO pour sa prospection en Europe

– 6 pour la Société PIEPER pour la prospection aux U.S.A. au travers de la  » FIREARMS INTERNATIONAL CORPARATION  » de Washington.

Le contrat prévoyait également la livraison de 1000 ACTIONLESS à la société ARMO au prix unitaire de 1700 francs.

Ainsi que des royalties pour

– 500 fusils pour l’année 1949

– 2 500 fusils pour l’année 1950

– 7 000 fusils pour les années suivantes.

Pour une production de 38 000 fusils minimum.

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Mais la société PIEPER était déjà en difficulté, et elle ne put faire face à la mise en route de cette production, de plus suivant certaine source, il semble qu’aucune aide n’a été apportée à la société PIEPER hormis la remise des plans du brevet. Cette raison semble aujourd’hui sujet à contreverse puisque les plans datés de 1948 existent.

Les prototypes semblent ne pas avoir été livrés, La livraison de 1949 fut reporté à la fin janvier 1950, cette livraison ne sera jamais faite et le 20 juillet 1950 la dissolution de la société ARMO sera prononcée.

Un nouveau contrat sera toutefois signé entre les anciens actionnaires et la société PIEPER prévoyant 12 prototypes pour le 15 juillet 1951 et la livraison de 500 fusils pour le 31 décembre de la même année.

Le 7 novembre 1951 aucune livraison n’avait été faite.

La production

Il semble que les 12 prototypes, eux, aient été livrés.

Il a été réalisé un modèle portant le N° 100 correspondant point pour point aux conditions du contrat initial avec la société PIEPER et les photos de ce modèle ont servi à la réalisation de la publicité produite plus haut.

Mais aucun autre fusil connu à ce jour ne possède le système d’assemblage des canons, ni le garde main, et je pense qu’il n’a été fabriqué que dans ce but.

Il doit y avoir eu une centaine de pièces produites au total et certainement artisanalement par qui ?? Et je pense après la fermeture des établissements PIEPER (voir ci-desous).

Aucun fusil rencontré à ce jour, hors le N° 100 disparu et qui n’existe qu’en photo, n’a porté les inscriptions prévues avec la firme PIEPER.

Il semble qu’il y ait eu une réalisation totale d’une cinquantaine de pièce suivit d’une  » semi  » production elle aussi d’environ 50 pièces. mais il est plus que probable que ces pièces aient été produites avec les pièces achetées lors de la liquidation de la société PIEPER. Ce qui expliquerait l’absence de poinçon ou marquage sur certaine armes rencontrées. En effet un constat établi a la demande de N.PIRARD précise, que le matériel destiné a la production de l’Actionless est dans un état d’abandon tel, qu’il ne faut pas s’attendre a ce que la firme PIEPER puisse livrer les pièces commandées.

Le N° le plus haut rencontré actuellement est le 109

un numéro 2272 existe, mais il faut se méfier, les armuriers avaient chacun une méthode propre dans la numérotation et ce numéro ne correspond pas obligatoirement au nombre de pièces produites, de plus ce fusil n’est pas tout au même numéro et aurait été acheté à la fin des années 50/60 avec un lot de pièces chez un armurier fermant ses portes.

Les fusils rencontrés possèdent:

– Les organes de visée sur les canons et non sur la culasse.

– Le système d’assemblage des canons est celui des photos présentées aucun système correspondant a la publicité n’a été rencontré.

– bronzage de la plaque de fixation

– fixation de la crosse par vis et non par tige comme présenté sur la publicité.

Il existe par contre des canons interchangeables livrés pour la même arme.

J’attends des informations complémentaires pour terminer cet article. mais ce fusil reste malgré tout d’une extrême rareté.

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Les marquages:

Les armes rencontrées

11 exemplaires me sont connus a ce jour

Un actionless numéro 900 (mentionné, non vu, dans Cible Mars 2009)

Un actionless marqué Pieper en calibre 12 (numéro 108). attente de photo

un marqué Thonon à canons rayés (8×64 àConfirmer). attente de photo

un en calibre 12 de fabrication française. attente de photo

1 exemplaire musée de Liège

1 exemplaire modifié artisanalement avec des détentes traditionnelles